Bonsoir,
Le commissaire enquêteur chargé d’instruire l’enquête publique a rendu son verdict et nos espoirs sont douchés.
Il donne un avis favorable au dossier, sans réserve ni demande d’étude complémentaire, et comble d’ironie, il argumente sur le fait que le volet paléontologie a mobilisé de très largement en dehors de la Normandie pour dire qu’il était vraiment nécessaire de protéger les sites.
Ci-joint ses conclusions. On en discutera lors du prochain CA. Denis PACCARD
Bonjour,
Je vous propose le texte suivant pour communiquer à nos adhérents la conclusion de l’enquête publique sur le projet de RNN des côtes du Calvados. A mettre dans la prochaine lettre d’info et sur le site internet.
J’emploie le mot déception ; en ce qui me concerne, ce serait plutôt désarroi car j’ai déjà connu ce genre de décision dans le domaine de l’alpinisme, avec l’interdiction de la pratique de l’alpinisme hivernal dans le Sancy (le ski et la chasse demeurant autorisés !). A l’époque, il y a 16 ans, le Club Alpin Français (FFCAM) s’était mobilisé (100 000 adhérents tout de même), mais sa voix n’avait servi à rien. En réalité, les élus locaux, tout en affichant leur hostilité, étaient favorables : priorité au ski. Ils le demeurent puisque la FFCAM a obtenu en Conseil d’Etat qu’une nouvelle enquête publique soit relancée. Cela a été fait il y a 2 ans. 100% de contributions contre l’interdiction, y compris des associations écologistes raisonnables comme la LPO. Depuis, on attend qu’une décision soit prise, mais les élus font trainer l’affaire : pas de date de décision connue. Le peloton de gendarmerie de montagne du Mont Dore nous a toujours dit officieusement qu’ils ne verbaliseraient pas ; ils ne l’ont jamais fait mais on est coincés par l’assurance : pas d’assurance en cas d’accident dans un site protégé.
16 ans, c’est presque une génération de jeunes auvergnats qui ne peuvent plus apprendre dans leur région les bases de l’alpinisme, et doivent aller dans les Alpes. Bizarrement, l’alpinisme n’est plus au cœur des activités des clubs alpins régionaux (il y en a 9).
Je crains que nous ne vivions la même situation avec ce projet de réserve naturelle et ses suites probables sur d’autres côtes.
Vive l’écologie intégriste ! Denis PACCARD
Bonjour,
J’ai lu avec attention la proposition de Denis.
Pour ma part, j’aurais plutôt vu une poursuite de nos actions. Il est vrai que l’on peut se demander comment, et avec quelles chances.
J’espérais que nous en débattrions hier. Le report du CA (contraint forcé) n’est pas une bonne chose. Nous avons beaucoup d’éléments dont il faudrait discuter, et il est urgent de mettre en place un moyen de débat rapide, sur un ou deux points qui pourraient être proposés également par des administrateurs. Ceci avec une fréquence de l’ordre du mois. Nous ne pouvons pas attendre 4 ou 5 mois pour parler de points urgents.
Pour en revenir à la réserve, il est évident comme le dis Denis que nous devons lier des partenariats, avec Villers, avec la réserve, en vue de faciliter l’accès à nos associations pour des « études ».
Mais si l’on accepte comme un fait (très dur à avaler) la réalité de la réserve, ne faut-il pas se lancer dès maintenant, sans plus attendre, avant que d’autres le fassent à notre place ?
Ne pourrait-on demander un poste d’administrateur de la dite réserve pour un membre de la FFAMP que nous désignerions ?
Ne faudrait-il pas essayer d’influer dès maintenant sur le règlement intérieur de la réserve ?
J’ai de fortes craintes sur l’implication d’acteurs locaux qui shunteraient tous espoir d’implication tardive de la FFAMP.
Nous serions comme les carabiniers, toujours en retard. Et beaucoup de nos adhérents (voir les réseaux sociaux) continueraient de traiter la FFAMP de couards et de pleutres qui n’agissent pas.
Quant aux nouveaux adhérents potentiels, quel espoir leur offririons nous ? En clair, il faut plus que jamais se bouger les fesses.
Nos adhérents n’attendent pas que nous baissions les bras. Il convient donc d’agir et d’impliquer la FFAMP dans cette réserve.
Il faut trouver le moyen de parler sans encore attendre 2 mois.
Bonne journée à vous tous Daniel Gueneau
Bonjour à tous,
J’avoue pour ma part que je suis très perplexe devant une telle situation. Etablir un partenariat conventionné est un pis-aller qui ne me convient pas vraiment, et ce qui me déchire est que je ne sais pas quoi proposer d’autre pour le moment. L’argument qui consiste à dire que « Le projet a donc pour objectif de veiller au cadre de collecte, à l’exploitation scientifique des échantillons collectés, puis à leur intégration à l’inventaire de la RNN pour s’assurer ensuite de leur placement dans des collections publiques accessibles à tous, notamment aux étudiants et aux chercheurs. » est particulièrement insensé pour ne pas dire stupide ou bidon car on sait très bien que le ramasseur lambda, membre d’une association fédérée ou non, ou simplement promeneur du dimanche avec ses enfants ou petits enfants se satisferait pleinement d’échantillons sans valeur scientifique, qui de toute façon ne seraient qu’exceptionnellement collectés en vue d’études ou de dépôts en collection publique. Mais ne réanimons pas le débat qui a eu lieu et qui est resté sans effet.
Aller vers un partenariat ne serait que l’ultime poire pour la soif après avoir continué de combattre. Or la question est comment car on peut imaginer qu’entrer dans un partenariat c’est le chemin vers lequel les « autorités » souhaitent nous conduire, avec tous les arcanes dont nous n’aurions pas la main. Cela aurait valeur de victoire pour les uns (j’en connais) et de défaite pour les autres.
Vous aurez compris que je suis plutôt du genre « Papy fait de la résistance » que du genre à mettre le doigt sur la couture du pantalon. Cette attitude a parfois été payante dans ma vie professionnelle. Vouloir établir un partenariat conventionné serait pour moi l’ultime cartouche après avoir continué de batailler. De mon point de vue il serait donc urgent d’attendre et de soutenir toute action d’opposition, qu’elle soit de notre part ou pas. Avancer immédiatement dans le sens d’un partenariat serait peut-être vu comme un aveu d’échec par certains de nos adhérents. Patrick vient de rappeler que des actions locales sont en cours, soutenons-les, même si nous n’en sommes pas les initiateurs. J’entends bien par ailleurs le suggestions de Daniel qui sont d’aller au plus tôt dans un partenariat pour ne pas se faire « griller ». Peut-être as-tu raison, Daniel.
Je ne pense pas, Denis, que mes « états d’âme » vont beaucoup t’aider pour le moment, mais il est toujours bon de les partager. De la mise en commun de nos points de vue sortira peut-être une fulgurance salutaire. Espérons-le.
Amitiés à tous, Pierre Lacroix
Bonjour à tous,
Inutile de s’exciter sur les réseaux sociaux, de manifester, etc..
Il faut accepter la décision du préfet qui est parfaitement légale et en plus soutenue par les élus locaux.
L’Etat est propriétaire du platier. Il fait ce qu’il veux sur son terrain et peu donc interdire le ramassage s’il le souhaite.
Et même s’il voulait nous embêter, poursuivre ceux qui ont des fossiles des vaches noires chez eux comme receleurs.
Pas question pour le président de la FFAMP de soutenir officiellement une association rebelle, cela ne fera pas changer d’avis l’Etat et sera contre productif pour nos actions futures et notre image de fédération raisonnable auprès de l’administration.
Laissons les choses se calmer
Nous discuterons de notre participation éventuelle aux instances de gestion de la réserve lors du prochain CA Bonne journée Daniel Dourgham
Bonjour,
Après avoir lu vos retours et avoir contacté certains d’entre vous, ainsi que Damien Gendry, je vous propose le texte modifié ci-joint.
Voici les éléments que j’ai pu recueillir et les éléments qui sous-tendent ma proposition :
Sur le plan des faits :
Sur le plan des lignes guides et des contraintes de notre action :
Sur le plan des émotions :
Personnellement, j’ai 3 convictions :
Répondez-moi si possible avant la fin de la semaine : je voudrais publier la lettre d’info ce week-end. Denis Paccard
Bonsoir,
Cette proposition réfléchie et argumentée à l’aune des commentaires des uns et des autres me semble tout compte fait raisonnable et emporte mon adhésion. Pierre Lacroix
Bonjour,C'est , pour l'instant, le plus sage!!! Jérôme Tabouelle
Bonjour,
Je réponds avec un peu de retard. Suis OK avec le texte de Denis. Comme Pierre, je suis plutôt « résistant », mais là, cela ne servirait qu’à exacerber les oppositions et nous marquer (la FFAMP).
Dans un ordre d’idée à peine différent, il serait intéressant que vous (nous) voyez le rôle prévu pour l’association qui travaille avec le promoteur, et son financement tres roboratif.
Bonne journée Daniel Gueneau